Cette vie me tue, autant mourir ici. Ce n'est pas un adieu, on se reverra un jour. Le plus tard sera le mieux. Je ne vous aimais pas, sachez-le : c'est vous qui m'avez tué.

Ceci n 'est pas une fin en soi..

# Posté le mardi 19 février 2008 04:36

Modifié le mercredi 18 juin 2008 10:15

Et la connerie à ce jour ne me semble pas être l'objet d'une quelconque interdiction, passive ou active elle tue sûrement bien plus que la fumée de ma clope.

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 13:37

Adolf Hitler : portrait d'un homme ordinaire

Adolf Hitler : portrait d’un homme ordinaire


Ce matin j'ai entendu qu'un film sur les derniers jours de Hitler (Hitler, la Chute) a déclenché une polémique en Allemagne. Les journalistes ont parlé d'un "portrait complaisant" du dirigeant nazi. Alors je me suis demandé "c'est quoi, exactement, un portrait complaisant ?". D'aucuns me diraient que c'est un portrait "qui sympathise avec la personne". En l'occurrence, la sympathie en question se résumerait à présenter ce brave Adolf comme un homme. Personnellement, je n'en ai jamais douté. Je peux parfaitement admettre qu'il ait pu être sensible à quelques envolées lyriques d'un dénommé Wagner. Je ne doute point qu'il ait pu verser des larmes au cours de son existence tumultueuse. Je veux bien croire à son amour pour Eva Braun. Et pendant ses derniers jours dans le bunker, l'ambiance n'était pas à la fête. On le comprend. Et pour vous dire toute la vérité, je n'en ai rien à foutre. Qu'il crève, lui et ses adeptes.
Alors où est le malaise ? Il semblerait, selon les journalistes, que le simple fait d'affirmer que Hitler "était un homme" provoque ce malaise. Attention, les médias ce matin ne parlent pas d'un "portrait erroné", mais bien d'un "portrait complaisant". Ce qui veut dire "vrai" - dans un sens - mais "sélectif". Pour le reste de "l'oeuvre" de Hitler, on est quand même assez au courant, non ? Ou est-ce que 50 ans d'enseignement de l'Histoire chez nous n'auraient servi à rien ?
En réalité, cette réaction des médias en dit long sur l'infantilisation du monde occidental. Une conception fantasmagorique de la réalité qui éclate tous les jours sur nos écrans et dans nos journaux, mais le cas de Hitler ce matin est symptomatique. Ainsi, le fondateur du nazisme ne saurait être tout simplement le produit de certaines forces politiques et économiques de son temps. Non. Il a donc du surgir d'on ne sait trop où et dormir dans un cercueil, ou quelque chose comme ça.
Ainsi donc, les médias sont finalement arrivés à leur destination : le monde des bandes-dessinées. Une vision ouatée de la réalité, où de charmants bambins blonds et leurs mamans attentionnées seraient soudainement agressés par des hordes surgies des entrailles de la terre. Très "Seigneur des Anneaux", vous ne trouvez pas ? Mais faut-il réellement s'en étonner ? Pas vraiment, car l'exemple vient de haut.
Prenons l'exemple d'une campagne électorale dans la plus grande démocratie de la planète, le pays le plus occidental de l'Occident, à savoir les Etats-Unis d'Amérique. J'ai oublié des guillemets au passage mais je vous laisse le soin de les placer là où bon vous semble.
Le candidat - quel qu'il soit - se présentera "favorablement" en compagnie de sa femme (qu'il aime), de ses enfants (qu'il adore), de son chien (avec qui il entretient une relation de confiance). Il se montrera en train d'assister à un match de base-ball, en train de pêcher (à la ligne), de chasser, de serrer des mains, de faire des bisous, de distribuer des cadeaux. Il fera griller des saucisses, prononcera quelques bons mots, fera preuve de charme. Bref, il se présentera dans toute son "humanité" jusqu'à nous faire péter les glandes lacrymales. Les électeurs ne sont pas appelés à élire un "homme politique", mais une "image sociale". Un pur cas de consumérisme où l'emballage et l'image prime sur l'utilité et la nature réelle de l'objet. Et aussi un pur cas de propagande qui pourrait se résumer ainsi : "s'il aime sa femme, ses enfants, son chien et les saucisses, il ne peut pas être mauvais". Là, la machine de propagande est en position offensive. Pathétique pour l'humanité, certes, mais c'est comme ça.
Dans le cas de Hitler, le même mécanisme est à l'oeuvre, mais cette fois-ci en sens inverse. Car le mécanisme décrit ci-dessus est tellement intégré dans le monde médiaco-commercial, qu'ils réagissent instinctivement - à "leur" instinct - et se mettent en position "défensive", qu'on pourrait résumer ainsi : "Hitler était mauvais. Il est donc impossible qu'il ait aimé sa femme, ses enfants, son chien et les saucisses. Affirmer le contraire serait dresser un portrait complaisant". Hitler décrit comme un homme ? Brrr... quelle révélation. Et surtout, quelle hérésie pour les médias commerciaux qui s'échinent à nous présenter le côté doré et civilisé de quelques diplômés de Arward qui mettent la planète à feu et à sang mais restent néanmoins dans le camp du "bien", parce que... ben, parce qu'ils aiment leur femme, leurs enfants, etc.
Le plus bel exemple concret de ce schéma intellectuel, qui confond le fond et la forme, qui nie les réalités pour s'accrocher aux mythes, c'est celui du pro-américanisme bêlant. Celui qui s'émerveille de la présence d'une statue de la liberté à Manhattan, sans remarquer les B52 qui la survolent tous les jours. Celui qui verse une larme émue d'y voir deux partis politiques débattre "démocratiquement" sur l'utilisation d'armes nucléaires tactiques en Irak. Celui qui tremble à l'idée que Hitler ait pu nourrir ses canaris. Celui qui juge un dirigeant occidental sur l'amour qu'il porte à son chien plutôt que sur le sort cruel qu'il réserve à ses semblables.

Et oui, il paraît que Hitler aimait les animaux . Mais ne le répétez pas, car vous pourriez mettre en danger la Civilisation Démocratique et Libérale Occidentale. C'est vous dire si cette civilisation repose sur des bases solides...

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 13:16

Modifié le mercredi 02 janvier 2008 13:29

A chaque époque son art. A l'art sa liberté.

 A chaque époque son art. A l'art sa liberté.







Papa écumait comme un chien. je ne l'avais jamais vu si furieux. Ce groupe était saignant. Le guitariste avait des boutons. Le blond à genous, maquillé de cernes autour des yeux. L'un avait les cheveux gras. L'autre s'en branlait. Et le chanteur montrait sa chair, affichait son désir. J'étais un rayon X dirigé vers son calbut. C'était de la viande faîche, et dure. Sexy à mort. Leurs nerfs étaient à vif et leurs troisième jambes en érection..
L'amour aveugle de mon père étaient la première chose que j'ai sacrifié à Mick Jagger. Ils libéraient les enfants à la sexualité réprimée. Les filles sentaient leur pouvoirs. Ma tête tournait. Ma chatte innondait. Ma culotte était trempée... et les Stones rachetait l'Homme à jamais.

P A P A W A S A R O L L I N G S T O N E

# Posté le mercredi 05 décembre 2007 08:40

Modifié le jeudi 20 décembre 2007 13:04

La marche funèbre du pianiste

  La marche funèbre du pianiste



Dans la gamme couleur d'automne de si bémol mineur descend cette première marche jusqu'à la note sensible. Le nom alors se hisse jusqu'à do : le niveau de la réalité. Et de nouveau du même demi-ton, retombe sur ce si dont la vibration suspendue apelle une nouvelle assenscion.
Le clavier est l'image du monde. Il nous traverse de bout en bout. Regarde la corde tendue sur son berceau de bois : chaque montée,même d'un dièse, augmente son effort. Game qui s'élève avec peine, telle la femme de lot, regardant en arrière et sitôt qu'elle cède à sa pente, devient plus lasse encore, plus tendre aussi, plus condamnée, plus entraînée vers les eaux de l'amertume et de la souffrance.

Rien ne se refusent à la musique, sauf, quand elle se complait à elle-même, dans les ténèbres de sa captivité, l'âme.

# Posté le jeudi 22 novembre 2007 08:43

Modifié le samedi 28 juin 2008 08:39